LE POINT SUR : Les erreurs de diagnostic
Dans les pays de faible endémie, c’est le problème des erreurs par défaut
- on ne pense pas à la lèpre (ou on n’y pense plus)
- les personnels de santé ne voyant que très peu de cas dans leur carrière n’ont aucune expérience léprologique,
- donc, les nouveaux cas de lèpre ne seront diagnostiqués que tardivement, au stade des complications neurologiques caractéristiques, ou de faciès léonin !...
- dans les pays européens, les cas de lèpre ne sont diagnostiqués le plus souvent que très tardivement. En France, les cas où le diagnostic est porté 3 à 4 ans après les premiers signes dermatologiques, c’est -à-dire au stade de neuropathie ne sont pas rares.
Dans les pays de forte endémie, surtout dans les cas d’actions spécifiques (CEL, SAPEL), on peut voir au contraire des erreurs par excès.
- on pense trop à la lèpre,
- les personnels de santé insuffisamment formés, posent le diagnostic de lèpre, de façon abusive, devant des dermatoses banales : dans certains pays on a pu estimer à 30 % le nombre de faux cas de lèpre détectés par an.
On insiste donc à nouveau sur l’importance d’une formation dermato-léprologique minimale des personnels de santé polyvalents (médecins et infirmiers des centres de santé) : une formation très pratique, iconographique, courte de 3 jours, à renouveler si possible tous les 3 à 5 ans (recyclage).
Il faut rappeler sans cesse que la lèpre est une maladie neurologique dont le diagnostic précoce est dermatologique.
Donc la lutte contre la lèpre doit se concevoir dans le cadre de la Dermatologie.
P.B.